Classement au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco :
La candidature des Causses et Cévennes au classement au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco a été examinée avec succès. L' examen du dossier effectué lors du congrès annuel en juin à Paris et défendu par l’ambassadrice française auprès de l’Unesco : Rama Yade a permis l'inscription à la liste du Patrimoine Mondial pour notre région.
Cette candidature a nécessité 12 ans d’efforts pour les porteurs du projet. Il a rassemblé habitants et élus sur ces vastes territoires qui couvrent 5 départements (l’Aveyron, l'Ardèche, le Gard, l'Hérault et la Lozère) et 3 régions (Languedoc-Roussillon, Rhône Alpes et Midi Pyrénées). Après le dernier ajournement, le territoire a été resserré sur 4 départements
(l'Ardèche et Rhône Alpes ainsi que nombre de communes ne font plus partie de périmètre).
La thématique retenue pour la candidature est l’agropastoralisme au titre de paysage culturel évolutif et vivant.
L'agropastoralisme se décline différemment selon la micro-région sur le territoire retenu.
En effet l'on distingue 3 types de paysages :
les sommets cévenols et leurs landes granitiques proches de la steppe,
les vallées cévenoles schisteuses boisées avec la châtaigneraie dominante et les terrasses en cultures (bancels),
les Grands Causses : vastes plateaux calcaires couverts de pelouses sèches ou forêts de pins, tailladés de gorges profondes.
Sur l'ensemble de ces zones le dénominateur commun est le modelage du paysage par l'homme et ses activités de culture et d'élevage, parfois sédentaires et souvent transhumantes. Les aménagements sont souvent agricoles : terrasses, murets, dolines, lavognes, jasses et fermes, voies de transhumances. Mais le patrimoine est aussi présent : villages et châteaux signent d'un territoire marqué par l'histoire humaine : les chevaliers Templiers sur le Larzac et les guerres de religion en Cévennes.
Le bien proposé couvre partie du Parc national des Cévennes, du Parc naturel régional des Grands Causses et de la réserve de biosphère Unesco.
L'ensemble de la région sélectionnée propose un cadre naturel grandiose : les paysages ont été préservés et façonnés par des générations entières. Le patrimoine agricole, les villages typiques, la conservation et le développement de la biodiversité ont été assurés par les habitants et la mise en oeuvre de mesures de protection avec la création des Parcs. Aujourd'hui la région des Causses et des Cévennes constitue un conservatoire vivant de l'agropastoralisme du sud européen.
Ce classement au patrimoine mondial génèrera des retombées économiques importantes dans l'activité touristique sur la région. La notoriété d'une région est ainsi fortement augmentée et la fréquentation augmente sur les années suivantes. Grâce à ce label qualitatif, c'est la reconnaissance d'un territoire d'exception, de paysages singuliers recherchés par une clientèle internationale.
Cette thématique de paysage vivant a déjà permis 2 classements en France : le Val de Loire et Saint Emilion.
Les Causses et les Cévennes ont été inscrites aujourd'hui au Patrimoine mondial de l'Unesco, annonce aujourd'hui l'organisation onusienne sur Twitter. Avec Causses et Cévennes, ce ne sont pas seulement des étendues grandioses de plateaux pelés et de puissants massifs granitiques qui entrent au patrimoine de l'humanité, mais aussi la culture des bergers qui ont façonné ces paysages pendant des millénaires. En inscrivant Causses et Cévennes sur sa prestigieuse liste, l'Unesco reconnaît la valeur universelle exceptionnelle non pas d'un milieu naturel, mais d'un "paysage culturel évolutif et vivant".
Les bois couvraient autrefois la quasi-totalité du territoire. L'élevage extensif et la culture, dans les dolines (dépressions circulaires) ou sur les terrasses, ont dégagé l'espace et conféré une unité à des paysages contrastés: à l'ouest, les imposants plateaux calcaires des Causses (Larzac, Causse Méjean...), incisés par les Gorges du Tarn, de la Dourbie ou de la Jonte; à l'est, les vallées cévenoles boisées; au milieu et au nord, les massifs granitiques (mont Lozère, mont Aigoual), qui culminent à 1.699 m et où est juchée la dernière station météo de montagne habitée en France.
Le périmètre retenu pour l'inscription au patrimoine mondial ne couvre pas tous les Causses, ni toutes les Cévennes. Mais il s'étend sur 3.000 kilomètres carrés répartis entre Aveyron, Lozère, Gard et Hérault. Là, "un cadre naturel grandiose, la faune et la flore préservées, associés à un paysage rural qui s'est construit pendant plusieurs millénaires font des Causses et des Cévennes un conservatoire vivant du patrimoine agropastoral de l'Europe", disait le dossier de candidature.
Le dossier avait été renvoyé à deux reprises par l'Unesco, en 2006 et 2009. On a d'abord douté de la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine présenté. Puis il a fallu préciser les attributs de l'agropastoralisme. Il y a aussi eu cette "grande interrogation" de l'Unesco, dit Frédérique Nègre, directrice du parc naturel régional des Grands Causses: un territoire aussi vaste a-t-il les moyens de conserver une valeur aussi exceptionnelle ?


C'est le dernier né des sentiers de randonnée dans la région des Gorges du Tarn en Lozère. A l'initiative des collectivités et du Parc national des Cévennes c'est proche du Roc des Hourtous que ce sentier de découverte des oiseaux est né cet été 2016. Les garde-moniteurs du Parc national ont avec les enfants de l'école primaire du Causse Méjean entrepris des actions de sensibilisation et ce travail pédagogique a permis d'enrichier cette création de balade.